25.10.2006

Milieu des affaires : la grande indifférence

Une étude de l'institut TNS, relayée par le magazine hebdomadaire Carta Capital, fait état de la relative indifférence qui prédomine dans les états-major des entreprises quant à l'issue du scrutin de ce dimanche.

L'enquête établit que 78 % des dirigeants et cadres supérieurs sondés n'ont pas jugé bon de séparer deux scenarii (Lula président vs. Alckmin président) pour élaborer le plan stratégique de leur entreprise pour l'année 2007. Près de la moitié de ces dirigeants "indifférents" estiment en effet que quel que soit le vainqueur, "il n'y aura pas de changement dans la politique économique". En outre, et réfutant en cela certaines anticipations pessimistes évoquées par une partie de la presse pour l'après-scrutin (pays scindé en deux, obstruction de l'opposition vaincue, etc.), ces mêmes sondés sont 87 % à estimer nul ou faible l'impact de l'extension de l'élection à un second tour sur le business en 2007.

En conclusion, difficile de ne pas voir dans ces résultats une indication de plus que la candidature tardive de Geraldo Alckmin n'aura pas atteint son objectif, celui de convaincre qu'il existe une alternative au chemin tracé par Lula, et qui modifierait sensiblement la donne économique future (croissance, inflation, taux d'intérêt et taux de change, autant de paramètres de grande importance pour le climat des affaires).

Cette population du monde des affaires était pourtant la plus prompte à critiquer Lula et sans doute la plus disposée à se laisser convaincre par le candidat du PSDB. Son échec auprès de ce public donne une idée de tout ce qui a manqué au tucano pour convaincre les brésiliens dans leur ensemble.

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