29.09.2006
"Dossier-gate" (suite)
"Ma campagne a viré au cauchemar", a laissé échapper hier Aloizio Mercadante (photo), alors qu’il parcourait le centre-ville de São Paulo pour saluer ses futurs électeurs et tenter de convaincre les derniers indécis.
Le candidat du PT au poste de gouverneur de l’Etat de São Paulo a appris mercredi, comme tous les brésiliens, que son conseiller direct, Hamilton Lacerda, avait apporté en personne la coquette somme de 1,7 millions de R$ aux deux intermédiaires qui devaient ensuite acheter le "dossier" contre Serra (pour un rappel des faits, cliquer ici et ici). Ce sont les caméras de surveillance de l’hôtel de São Paulo où les deux pieds nickelés Gidemar et Valdebran ont plus tard été arrêtés qui ont permis à la police fédérale (PF) d’identifier formellement Lacerda.
Mercadante affirme ne pas avoir été informé par son désormais ex-conseiller de ses intentions, et déclare attendre les conclusions de l’enquête de la PF avant de se prononcer.
Une chose est sûre, ce fameux dossier (dont le contenu apporterait finalement peu de nouveaux éléments) n’intéresse pas grand monde, et il n’en valait donc manifestement pas la chandelle. Les répercussions depuis le début du scandale ont clairement plus porté préjudice à Mercadante lui-même et à son président Lula (PT) qu’à ceux qui devaient être visés (Serra et Alckmin, du PSDB). José Serra devrait ainsi être élu dès le premier tour à São Paulo, et Lula a vu le risque d’un second tour augmenter en même temps que son avance sur ses concurrents se réduisait.
L’enquête de la PF suit par ailleurs son cours et se concentre désormais sur l’origine de l’argent. Une bonne partie de la somme en dollars américains aurait semble-t-il été acheminée légalement au Brésil par la banque Sofisa, en provenance selon les versions de Miami ou de Francfort. Trois personnes physiques et une quinzaine de petites entreprises (de change, de tourisme, etc.) auraient ensuite acheté les dollars.
Au vu du rythme de sénateur adopté par la PF, toute la vérité sur l’affaire ne sera probablement connue que plusieurs semaines après les élections.
10:30 Publié dans Campagne 1er tour, Les scandales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.09.2006
Les derniers jingles
La campagne officielle se termine ce soir à minuit. C'est donc la fin des plages de publicité électorale gratuite à la télévision et à la radio, des meetings électoraux et autres manifestations publiques. Les sites internet de campagne des candidats seront aussi inaccessibles dès minuit et jusqu'à 24h après les élections.
Nous vous livrons les derniers spots des candidats, avant que cette mesure ne nous en prive.
"Não troco o certo pelo duvidoso" ("Je n'échange pas la certitude contre le doute"). Le dernier spot de Lula renforce une bonne fois pour toutes son discours volontiers simpliste, mais tellement efficace auprès d'une bonne partie de la population : celui de la nécessité d'une continuité.

Les paroles :
Não troco o certo pelo duvidoso / Je n'échange pas la certitude contre le doute
Eu quero Lula de novo / Je veux Lula de nouveau
Com Lula a minha vida melhorou / Avec Lula ma vie s'est améliorée
E apenas o começo / Et ça n'est que le début
Tem mais coisas sim senhor / Il y a encore plein de choses à venir, oui monsieur
"Mude de presidente" (Changez de président)
Alckmin réplique quant à lui avec un spot particulièrement saignant, qui a d'ailleurs été interdit d'antenne par le Tribunal Supérieur Electoral. Fidèle à la ligne d'attaque du candidat (tout aussi simpliste que la défense de Lula), le spot évoque la "bande à Lula" et les nombreux scandales de corruption qui ont marqué le mandat du président sortant.
Les paroles :
Nos somos a turma do Lula / On est la bande à Lula
A gente vive a negar / On passe notre vie à nier
O mensalão, caixa 2 e sanguessuga / Le mensalão, les pots-de-vin et les sanguessuga
A gente esta tentando escapar / On essaye de s’en sortir
Nos somos a turma do Lula / On est la bande à Lula
Bobeira foi nos cassar / Personne n’a vraiment essayé de nous avoir
Se o Lula for eleito de novo / Si Lula est élu à nouveau
A turma dele vai voltar / Sa bande va revenir
20:00 Publié dans Jingles & Spots | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
"Lula não vai"
Lula a finalement annoncé aujourd'hui à 18h et des poussières qu'il ne participerait pas au débat des candidats ce soir. D'aucuns évoquent l'influence exercée par le traumatisme du débat de 1989 où il avait perdu ses moyens face à Collor. D'autres, notamment parmi ses proches, voient là une sage décision dans la mesure où Lula y avait beaucoup plus à perdre qu'à gagner.
Il existe même dans l'opposition des voix qui se réjouissent de son absence, jugeant que celle-ci serait interprétée par les électeurs comme la manifestation de trop de son mépris des règles démocratiques. L'avenir le dira.
Le motif avancé par le président est l'impossibilité d'annuler un meeting qu'il devait tenir ce soir à 19h30 dans son fief de São Bernardo do Campo, dans la banlieue de São Paulo.
Le débat de ce soir perd donc de son sel, la seule perspective plausible étant de voir Lula se faire écarteler en place publique par ses rivaux (pour reprendre l'image qu'il a utilisé à satiété ces derniers jours, se comparant ainsi à la grande figure historique de Tiradentes). Cela s'annonce indigeste, pour le président sortant comme pour les téléspectateurs...
19:25 Publié dans Campagne 1er tour, Lula | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'image du jour

Cette confrontation directe serait une première dans cette campagne, puisque Lula l'avait jusque là soigneusement esquivé, arguant entre autres de l'ambiguité de sa position de président / candidat et de sa volonté de ne pas fragiliser la fonction présidentielle en l'exposant aux attaques, voire aux insultes.
A trois jours de l'élection, le climat est plus passionné qu'il ne l'a jamais été depuis le début de la campagne, que bon nombre d'observateurs brésiliens et internationaux jugeaient encore soporifique il y a dix jours. Ont contribué à ce regain de passion les épisodes quotidiens du feuilleton du "dossiergate", les poses de martyr de Lula se comparant tour à tour au Christ et à Tiradentes, enfin le véritable lynchage dont le président sortant a fait l'objet de la part de ses rivaux et des médias.
Pour Lula, si sa présence était confirmée, le danger viendra sans doute ce soir de Heloísa Helena, qui n'a rien à perdre et pourrait choisir d'attaquer bille en tête celui qu'elle accuse souvent d'avoir trahi le petit peuple brésilien. Devant des dizaines de millions de spectateurs, le président sortant aura intérêt à avoir bien préparé sa défense...
15:15 Publié dans Campagne 1er tour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les risques du métier...
Rencontre inopportune pour Heloísa Helena, hier à Rio de Janeiro. Le convoi de la candidate du PSOL à la présidentielle, en campagne dans les favelas de la région nord de Rio, a dû rebroussé chemin quand il s'est retrouvé nez à nez avec des trafiquants de drogue lourdement armés (photo de Wilton Junior, de l'Agence Estado).
Heloísa Helena en a évidemment profité pour dénoncer la responsabilité de Lula, "incapable de tirer les enfants du trafic de drogue". Et pour le convier à débattre de ces thèmes au débat des candidats de ce soir sur la Globo, pour lequel Lula n'a pas encore confirmé sa participation...10:20 Publié dans Heloísa Helena | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Lula v2 dès dimanche ?
Les derniers sondages publiés hier par les deux principaux instituts, Ibope et Datafolha, continuent de diagnostiquer une victoire du président sortant Lula da Silva dès le premier tour de l'élection, ce dimanche 1er octobre.
Selon l'institut Ibope, qui a interrogé 3000 brésiliens les 25 et 26 septembre, 48% des sondés voteraient pour Lula, contre 32% pour Alckmin et 8% pour Heloísa Helena. C'est 1 point de plus pour Lula et 1 de moins pour Alckmin par rapport à la semaine précédente. C'est aussi la première fois depuis début août que la tendance du vote Alckmin est baissière dans les sondages Ibope.
Surtout, avec 53% des votes utiles (une fois exclus les votes blancs et nuls, comme c'est la règle au Brésil), Lula serait donc réélu dès dimanche. S'il devait avoir un second tour, 52% des sondés voteraient pour Lula contre 40% pour Alckmin, soit un écart supérieur de 3 points à celui du dernier sondage.
Pour Datafolha (cf. infographie ci-dessous), Alckmin grignote encore 2 points et atteint 33% des intentions de vote (son plus haut score pour l'institut), et se rapproche donc d'un Lula bloqué lui à 49%. Mais le résultat de dimanche serait indentique, puisque les 7500 sondés par Datafolha accorderaient 53% de leurs votes utiles au président sortant, lui assurant ainsi la réélection. Lors d'un éventuel second tour, Lula l'emporterait aussi avec 52% d'intentions de vote (contre 41% pour Alckmin). Pour Datafolha, l'écart au 2nd tour se réduit cependant puisqu'il était de 15 points lors de la précédente enquête.
09:40 Publié dans Les sondages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.09.2006
"Lei Seca" et autres curiosités
• Le Brésil, tout comme le Pérou, la Colombie ou l'Equateur, applique le jour du scrutin la "Lei Seca" (Loi Sèche). Est ainsi interdite par force de loi la vente d'alcool dans les bars, les restaurants, les supermarchés et tout autre commerce, ceci dès minuit et pour les 24 heures suivantes. Les horaires peuvent cependant varier selon les Etats. L'Etat du Minas Gerais a ainsi accepté, sur pression du lobby des bars nocturnes et autres discothèques, de limiter l'interdiction à la tranche horaire 4h - 21h. Bonne nouvelle aussi pour les noctambules et fêtards de Rio, puisque la Lei Seca n'y sera pas appliqué, ainsi que pour ceux de São Paulo, pour qui la prohibition ne durera que de 8h à 17h.
• La distribution de tracts de campagne est interdite autour des bureaux de vote.
• Il est recommandé aux électeurs d'imprimer et de se munir d'une "anti-sèche" ("cola") dans laquelle figureront les numéros de chacun des candidats pour lesquels ils souhaitent voter. La plupart des portails d'information permettent de remplir en ligne et d'imprimer ce précieux aide-mémoire.
• Les électeurs qui pour une raison ou une autre (bras cassé, etc.) ne peuvent pas voter et signer le registre avec leur main habituelle devront le faire avec l'autre main. Si cela leur est impossible, ils devront au moins laisser l'empreinte digitale de leur pouce. Si cela leur est impossible, ils ne pourront pas voter !
• Les votes blanc et nul sont autorisés. Pour le vote blanc, il existe une touche spéciale sur l'urne électronique. Pour voter nul, il suffit de taper un code farfelu et de le confirmer. Ni l'un ni l'autre ne sont par contre comptabilisés à l'heure du décompte.
• Les candidats ont la priorité dans la queue pour le vote.
• A partir de 5 jours avant le vote et jusqu'à 48 heures après, aucun brésilien ne peut être emprisonné, à moins d'être arrêté en flagrant délit de crime. Freud Godoy et cinq membres du PT impliqués dans l'affaire du dossier resteront ainsi en liberté quelques jours encore, malgré la prison préventive prononcée contre eux hier mardi 26 septembre par la Justice Fédérale.
23:45 Publié dans Les modalités du scrutin | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Lula était-il au courant ?
C'est la question que se posent aujourd'hui l'ensemble des médias brésiliens. Comme lors des scandales précédents ayant touché son administration, la ligne de défense de Lula est claire : il n'est pas au courant des tractations autour du dossier noir contre Serra, n'en est en aucun cas l'instigateur et veillera personnellement à ce que les coupables, pour ne pas dire les "traîtres", soient punis.
Les principaux journaux et magazines brésiliens, à l'image des hebdomadaires Veja et Epoca, ne font eux aucun mystère de leur opinion sur cette affaire. Veja montre en couverture un Lula aux yeux bandés par son écharpe de président. Epoca, quant à elle, interroge : "personne ne lui a raconté ?".
Parmi les grands titres, seul Carta Capital choisit de laisser le bénéfice du doute à Lula, en titrant sur la "face sombre du PT", et en condamnant les trublions du PT qui n'en font qu'à leur tête et jettent l'opprobre sur le président.
Les brésiliens sont beaucoup plus partagés que leur presse. Selon le dernier sondage Datafolha effectué le 22 septembre, à la question "Pensez-vous que le président Lula était au courant ou non de l'achat supposé de preuves contre Geraldo Alckmin et Jose Serra ?", les 4319 sondés du panel ont répondu OUI à 39 %, NON à 34 % et ne se sont pas prononcés à 26 %.
Un panel bien plus large, mais beaucoup moins représentatif, est celui des internautes qui ont répondu au sondage online du portail d'informations Terra, qui interroge : "Pensez-vous que la plus haute autorité du gouvernement est directement liée à l'affaire du dossier ?" Les 138 000 votes enregistrés en date du 26 septembre au soir se décomposent ainsi : OUI à 81.2 %, NON à 18.8 %
22:45 Publié dans Les scandales, Lula | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Réduction des inégalités
La Fondation Getúlio Vargas (FGV), université privée d’économie et de management, est une des toutes meilleures au Brésil. Elle forme depuis 1944 l’élite capitaliste du Brésil dans ses unités de Rio de Janeiro et São Paulo.
Cette institution est donc peu encline a priori à favoriser un candidat dont la posture de campagne est celle d’un champion du peuple, qui critique à satiété l’"élite aristocratique qui tient ce pays depuis que Cabral y a mis les pieds" (Lula en meeting à Sorocaba, Etat de São Paulo, le 24 septembre 2006).
C’est pourtant cette même FGV qui publie, à moins de dix jours d’un scrutin capital pour le pays, un état des lieux détaillé de la misère et de l’inégalité au Brésil (résumé à télécharger ici), concluant à une franche amélioration lors des dernières années. Ces conclusions, publiées en fin de semaine dernière, ont été reprises assez discrètement par la plupart des médias, probablement soucieux de ne pas donner un coup de pouce au président sortant.
Les principales conclusions de Marcelo Neri, l’économiste responsable du Centre de Politiques Sociales de la FGV de Rio, sont les suivantes :
- 22,8 % des brésiliens, soit plus de 41 millions de personnes, vivent aujourd’hui dans la misère (seuil de revenu mensuel fixé à 141 R$ per capita à prix réel actuel de São Paulo). Ils étaient 28,2 % en 2003 (cf. graphique ci-dessous).
- l’amélioration constatée entre 1993 et 1995 avait en grande partie été conditionnée par des taux de croissance importants, qui avaient bénéficié à toutes les couches sociales brésiliennes (leur revenu annuel moyen oscillant entre + 10 et + 12 % sur la période). Celle constatée entre 2003 et 2005, dans un contexte morose de croissance du PIB, a bénéficié deux fois plus à la masse des brésiliens pauvres (revenu annuel en progression de 8,4% par an) qu’à la minorité aisée (+ 3,7% par an pour le décile le plus riche). Les détails dans le graphique ci-dessous.
De quoi expliquer, sans aucun doute, le vote massif de ces brésiliens les moins favorisés en faveur du président sortant Lula. Dans la dernière publication de l’institut Datafolha, les brésiliens gagnant moins de deux salaires minimum accordait ainsi 57% de leurs intentions de vote à Lula, tandis que la population brésilienne dans son ensemble ne lui accordait que 49%. Chez les plus riches (plus de 10 salaires minimum), Lula ne recueille que 29 %.
De quoi expliquer aussi, peut-être, la rancœur des brésiliens les plus riches envers Lula, ce président dont le mandat ne leur aura pas permis de se "refaire" au rythme qu’ils auraient voulu, après les tristes périodes 1995-2001 et 2001-2003.
Pour conclure, il y a beaucoup de choses qui peuvent être reprochées au président sortant Lula da Silva et à son gouvernement (scandales de corruption, niveau d'impôt au plus haut, dépenses publiques incontrôlées, position fragilisée en politique extérieure, etc.). Il y a aussi beaucoup à redire, et sans doute des débats très intéressants à mener, sur la pertinence sur le long terme de ses mesures (Bolsa Familia et autres programmes sociaux d’envergure) contre la pauvreté, privilégiant clairement une forme d’assistanat aux plus pauvres à une politique du développement par l’éducation plus difficile et ambitieuse (et aux effets moins immédiats).
La campagne n’a clairement pas donné satisfaction sur ce point, la faute à Lula, qui n’a pas voulu participer aux débats, la faute à ses opposants, qui ont préféré l’attaquer sur son intégrité que sur ses méthodes, la faute aux médias, enfin, qui ont bien compris qu’ils feraient mieux leur beurre sur les scandales que sur les débats d’idées.
Pour autant, entendre dans la bouche de privilégiés des classes sociales les plus aisées, comme il nous arrive souvent, que Lula n’a rien fait pour réduire la pauvreté au Brésil et diminuer les inégalités (variante : que Lula a trahi le peuple qui l’a élu), n’est pas acceptable.
Pour la première fois depuis longtemps, il existe une tendance réelle à la réduction des inégalités. Le contexte macro-économique de stabilité, avec notamment la maîtrise de l’inflation, est une condition nécessaire à l’approfondissement de ce processus, pas une condition suffisante.
Le prochain président devra adopter une attitude plus volontariste dans le champ social, relayant progressivement les mesures d’assistanat par des initiatives de long terme dans l’éducation, l’insertion professionnelle, la réhabilitation des périphéries urbaines, etc. Et Lula, si les brésiliens décidaient de passer l’éponge sur tous ses échecs et sur ceux du PT, de lui faire confiance et de le réélire, ne paraît pas a priori moins capable que les autres de mener à bien cette mission.
La voie est en tout cas tracée à une réduction durable de la pauvreté et des inégalités sociales. Les conditions internes et externes sont, pour le moment, réunies. La responsabilité du futur président n’en est que plus grande.
17:20 Publié dans Campagne 1er tour, Le Brésil, Lula | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.09.2006
Les phrases du jour
A maintenant six jours du premier tour de l'élection présidentielle, la guerre des mots fait encore rage. Vous trouverez ci-dessous un florilège des envolées, diatribes et autres proverbes du jour.
Lula, faisant référence à la trahison des membres de son entourage mouillés dans l’affaire du dossier :
"L’histoire de l’humanité est ainsi faite. Si vous la regardez bien, vous allez voir que parmi les 12 qui étaient à la table de Jésus Christ, un a trahi, et à la table des Inconfidents aussi, Tiradentes a été trahi."
Ou encore, affirmant sa foi inébranlable en sa victoire dès dimanche :
"Je n’ai jamais clamé que je gagnerais l’élection dès le premier tour. Par modestie, par respect. Mais aujourd'hui, je veux vous le dire : nous allons gagner dès dimanche".
Alckmin, lors d’un meeting électoral dans le Paraíba :
"Halte au vol caractérisé, c’est le message que le Brésil va faire passer par les urnes dimanche prochain."
Heloísa Helena, dans un communiqué sur son site officiel de campagne, et avec le franc-parler qui la caractérise :
"Celui qui s’entoure de cochons finit par manger leur son."
Ou encore, en meeting dans son Alagoas natal,
"Le PT a cessé d’être une organisation politique pour se transformer en organisation criminelle, capable de tout contre ceux qui menacent son pouvoir."
Cristovam Buarque, enfin, évoquant Lula lors d’une conférence à São Paulo :
"J’ai l’impression que son comportement ces derniers temps s’apparente à celui d’un monarque, d’un président avec des relents impériaux, une espèce d’empereur-métallo."
19:30 Publié dans Campagne 1er tour | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note





