06.10.2006
Tous les coups sont permis
Nous commencions à penser que les élections brésiliennes s'étaient au final déroulées dans une triste normalité, sans la foule d'anecdotes croustillantes et exotiques auxquelles nos préjugés nous avaient pourtant préparées.
Heureusement, une histoire savoureuse nous est parvenue aujourd'hui par le biais de la presse du Pernambouc. La Police Militaire de Santa Maria da Boa Vista, dans l'intérieur de cet Etat du Nord-Est, a révélé hier avoir saisi un certain nombre de "santinhos" (prospectus électoraux) dont le but était manifestement d'induire en erreur les électeurs au profit de Geraldo Alckmin.

Les autres candidats de la "cola" étant tous du Parti du Front Libéral (PFL, numéro 25), les soupçons se portent naturellement sur ce grand parti appartenant à la "Coalition pour un Brésil décent" du candidat Alckmin.
Bien qu'il soit très peu probable que cette initiative soit autre chose qu'une idée absurde d'un comité local peu scrupuleux, Lula a jugé bon de s'en prendre avec virulence aux mauvais plaisantins, les traitant de "paraguayens" (tout sauf un compliment dans la bouche d'un brésilien) et de "faussaires".
Le président sortant a par ailleurs affirmé : "J'ai tout sauf la tête d'un tucano. Tout le monde sait que mon numéro est le 13, celui du coq." (allusion au Jogo do Bicho, loterie clandestine brésilienne comportant 25 numéros, tous associés à un animal).
19:20 Publié dans Anecdotes & Insolite, Bonnes idées, Campagne 1er tour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.09.2006
Les "Flash" de Geraldo
Le site de campagne de Geraldo Alckmin du PSDB a un petit goût de revenez-y, et ça n'est pas forcèment dû à son contenu. Le site geraldo45.com.br propose tous les jours aux internautes une animation au format Flash, qui se lance automatiquement lors de l'accès à la page d'accueil.
Régulièrement remplacée, cette animation graphique du type dessin animé fait toujours référence de manière comique aux différents scandales qui ont émaillé le mandat du président Lula. Depuis le début de cette initiative, ce sont douze versions différentes qui ont ainsi animé la page d’accueil du site.En cliquant sur les différents numéros ci-dessous vous pourrez assister à ces animations.
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Le plus souvent, le personnage de Lula apparaît au final pour dire "Não sei nada, não vi e não ouvi nada" ("Je ne sais rien, je n’ai rien vu et rien entendu"). Cette phrase est un bon résumé de sa ligne de défense lors des différents scandales, une stratégie qui rend fou de rage ses opposants et bon nombre des analystes politiques brésiliens, mais qui lui a permis de se sortir relativement indemne des tempêtes qui se sont abattues sur son parti depuis deux ans.
"Não sei nada" est aussi le nom de la section du site geraldo45.com.br qui récapitule tous ces scandales, fournissant à l'internaute un résumé rapide et orienté de chacune des affaires.
L’utilisation de ces flash prouve en tout cas que contrairement aux apparences, Geraldo Alckmin a de l’humour. Ils constituent une innovation assez intéressante, bien qu'à la portée assez limitée, dans les stratégies de campagne des candidats.
17:00 Publié dans Alckmin, Bonnes idées, Jingles & Spots, Les media | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.09.2006
Vota Brasil
Au milieu des spots TV ou jingles radios des différents candidats aux nombreux postes (depuis la Présidence de la République jusqu'aux bancs des assemblées), le téléspectateur ou auditeur brésilien peut écouter de temps à autre une voix lui rappeler combien il est fondamental qu'il se rende aux urnes en octobre. Ce sont les spots du programme Vota Brasil du Tribunal Supérieur Electoral (TSE).
Si le vote est obligatoire au Brésil, nous avons vu que les sanctions à l'encontre des abstentionnistes n'étaient pas particulièrement sévères (sauf, éventuellement, en cas de récidive). Par ailleurs, les votes blancs ou nuls ne sont pas pris en compte lors du dépouillement final (suffrages exprimés en fonction du total des votes "utiles" uniquement). Enfin, le faible niveau de maturité démocratique de la population brésilienne entraîne un phénomène de déresponsabilisation de l'acte du vote, motivé par ce sentiment inévitable de n'être qu'un parmi plus de cent millions et par conséquent de ne pas être décisif dans le scrutin.

Cette campagne permet aussi, à travers de nombreux spots très pédagogiques, de récapituler les règles essentielles de fonctionnement des scrutins et les différentes fonctions politiques des représentants que le peuple brésilien va élire.
22:00 Publié dans Bonnes idées, Campagne 1er tour | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
05.09.2006
L'urne électronique
Le vote de l'électeur au Brésil se fait au travers d'une urne électronique. Le système brésilien, qui date de 1996, a fait des émules en Argentine et au Paraguay. Il a également inspiré le voisin nord-américain. Testé alors pour l'élection présidentielle dans une cinquantaine de municipalités, il est ensuite généralisé en 2000 sur l'ensemble du territoire.
Le boîtier, très simple d'utilisation, permet à l'électeur de taper le numéro de son candidat (composé du numéro du parti suivi d'une suite de un à quatre numéros selon le poste à pourvoir), puis de valider son vote une fois vérifié que la photo et le nom qui se sont automatiquement affichés correspondent bien à son choix.
Bien que présentant, selon ses détracteurs, certaines failles au niveau de la sécurité et de la fiabilité, il a été validé par l'Organisation des Etats Américains (OEA).
Le site du Tribunal Supérieur Electoral (TSE) permet d'effectuer de manière ludique (les noms des candidats ont été remplacés par les noms de grandes figures de l'histoire brésilienne) une simulation du vote. Attention, votre navigateur doit être compatible avec Java.
http://www.tse.gov.br/eleicoes/urna_eletronica/simulacao_...
01:00 Publié dans Bonnes idées, Les modalités du scrutin | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



