05.10.2006

Berzoini : par ici la sortie ?

medium_berzoini.jpgLes heures de Ricardo Berzoini à la tête du Parti des Travailleurs (PT) seraient semble-t-il comptées. Lula aurait décidé de faire place nette d'ici à dimanche et au débat qui l'opposera à Alckmin sur la TV Bandeirantes. L'objectif du président sortant est de ne pas laisser la moindre prise à Alckmin pour l'accuser de fermer les yeux sur les magouilles et de ne pas sanctionner ses compagnons de route.

Berzoini, en plus d'être le secrétaire national du PT, était jusqu'à la semaine dernière le chef de campagne de Lula, mais avait de sa propre initiative démissionné de ce poste après les révélations sur son implication dans le scandale du dossier.

Pas sûr que son éviction ne suffise à rendre sa virginité au PT, mais le discrédit de Berzoini auprès de l'entourage de Lula et des brésiliens dans leur ensemble est aujourd'hui tel que cette mise à l'écart est nécessaire. Pour ce qui est des conclusions de la justice sur la réalité de sa participation au montage ou à la commande du "dossier", il faudra attendre...

24.09.2006

Le PMDB incontournable ?

medium_pmdb.jpgLe PMDB (Parti du Mouvement Démocratique Brésilien) s'affirme au fur et à mesure de la campagne comme le parti sur lequel il faudra compter après les élections.

Sa stratégie de ne pas présenter de candidat à l'élection présidentielle, à la fois guidée par les circonstances (échec cuisant de la pré-candidature de Garotinho) mais aussi en partie réfléchie, est en passe de s'avérer payante. Connu pour son opportunisme électoral, somme toute assez caractéristique d'un parti d'essence centriste, le PMDB a multiplié dans les régions les alliances politiques de tous bords.

Détenteur dans la Chambre des Députés actuelle de 83 sièges, la tendance est à ce que le parti en récupère entre 10 et 30 de plus lors des élections d'octobre, s'affirmant de loin comme le premier contingent sur les bancs de la chambre. Cette montée en puissance devrait se faire au détriment du PSDB, mais surtout du PT de Lula qui, bien d'avantage que son leader, devrait payer les pots cassés des scandales de corruption passés et présents.

En position de force aussi au Sénat et dans les Etats (le parti étant parti pour s'arroger au moins 10 des 27 postes de gouverneur), le PMDB s'annonce donc comme un interlocuteur incontournable pour le futur gouvernement. Il participerait sans doute plus directement au sein d'un gouvernement Alckmin, qui devrait lui concéder certains ministères-clés pour s'assurer de sa coopération au Congrès, et ce malgré le différend historique entre les deux partis (le PSDB étant né de la sécession du PMDB) et la campagne très hostile que les deux camps se sont livrés.

Quant à Lula, il serait obligé lors de son second mandat de faire avec cet interlocuteur encombrant, qui a refusé de le soutenir officiellement pendant la campagne mais l'aura cependant en bonne partie appuyé.

De quoi donner raison aux caciques du parti, qui ont tout fait pour miner la candidature de Garotinho, que le président du PMDB Michel Temer appelait lui de ses voeux. Temer cédera probablement sa place par ailleurs peu après les élections.

13.09.2006

PMDB

medium_pmdb.jpgPartido do Movimento Democrático Brasileiro
(Parti du Mouvement Démocratique Brésilien)

Le PMDB est un parti centriste, fondé en 1979 à partir de la transformation du MDB (Mouvement Démocratique Brésilien), qui avait été le parti autorisé d’"opposition" pendant la dictature militaire.

Le parti est très implanté aujourd'hui sur l'ensemble du territoire brésilien, et dispose du premier contingent de sénateurs (22 sur 81) et de députés fédéraux (82 sur 513, à égalité avec le PT).

Il ne présente pas de candidat à la Présidence de la République à l’élection 2006, comme en 2002 (coalition José Serra du PSDB) et en 1998 (coalition FHC du PSDB). Il ne fait partie d’aucune coalition principale, seule une partie de ses militants soutenant officieusement le président sortant Lula et sa coalition "Força do Povo".

Au niveau des élections dans les Etats, ses alliances sont guidées par un certain pragmatisme (que d'aucuns qualifieraient plutôt d'opportunisme), amenant le parti à rejoindre des alliances très diverses où l’on peut retrouver la quasi-totalité des partis principaux (PT, PSDB, PFL, PDT, PP, PC do B, etc.).

Le PMDB a connu son apogée dans les années 80, alors qu'il représentait l'opposition à la dictature militaire et à son parti « officiel », l'ARENA (Alliance Rénovatrice Nationale). Surtout, à partir de 1984 et sous l’impulsion de ses figures historiques Tancredo Neves et Ulysses Guimarães, le PMDB était à la pointe du combat de la re-démocratisation du pays, menant en particulier la campagne des "Direitas já", par laquelle le parti réclamait l'instauration des élections "directes" (au suffrage universel).

Le parti accéda au pouvoir suprême lors des élections de 1984, lorsque Tancredo Neves était élu par le collège électoral au détriment de Paulo Maluf, alors représentant de l’ARENA. Tancredo Neves décédait cependant peu après, et son vice-président José Sarney était alors chargé de mener à bien le processus de sortie de la dictature et de démocratisation du pays, décrétant l’autorisation de tous les partis, la Constitution de 1988 et les premières élections directes au suffrage universel en 1989.

Le parti commença cependant dès 1987 à perdre petit à petit son influence avec la sécession de l'un de ses principaux idéologues, Fernando Henrique Cardoso, qui créait le PSDB. Le PMDB n’allait alors plus jamais remporter l’investiture suprême, ses candidats étant battus en 1989 par Collor, et en 1994 par FHC. A partir de 1998, le parti n’a plus présenté de candidat, préférant rejoindre des coalitions.

Ironie de l’histoire, le parti qui a permis au Brésil de se doter du suffrage universel n’a jamais été porté par le vote populaire à la présidence de la République.

Il manque aujourd’hui cruellement d’un leader, que n’a pas pu être Anthony Garotinho, ex-gouverneur de l’Etat de Rio de Janeiro et mari de l’actuelle, qui s’est ridiculisé au mois de mai en entamant une grève de la faim pour protester contre le traitement médiatique dont il était victime dans sa course à l’investiture présidentielle pour son parti. Le parti décidait alors fin mai, au vu notamment de la chute de Garotinho dans les sondages, de ne pas présenter de candidat à l’élection.

07.09.2006

PRONA

medium_adesivos.jpgPartido da Reedificação da Ordem Nacional (Partie de la Reconstruction de l'Ordre National)

Absent à l'élection présidentielle de 2002, Enéas Carneiro, le fondateur du PRONA (1989), qui avait été candidat en 1989, 1994 et 1998, atteignant la quatrième place au 1er tour de ce dernier scrutin avec 1,5 millions de voix, a une nouvelle fois choisi de ne pas se présenter au poste suprême cette année. Ce sont des raisons de santé qui ont guidé son choix, lui qui a souffert d'une grave maladie (leucémie) en ce début d'année 2006.

Le PRONA est un parti d'extrême-droite, profondèment nationaliste et inscrit dans la mouvance intégraliste (mouvement politique brésilien des années 1930, cf. article de Wikipédia en français ou, plus détaillé, en portugais).

medium_eneas.jpgIl repose entièrement sur la figure de son charismatique président, dont le look particulièrement impressionnant - jugez-en par vous-même - et les positions polémiques défendues avec emphase ont laissé une empreinte durable dans la vie politique brésilienne. Ne disposant que d'un temps de parole réduit (spot de 17 secondes) lors de sa première candidature, Enéas Carneiro, médecin au civil, a appris à jouer des mots comme on tire à la mitraillette. Ses allocutions sont saccadées, haineuses, volontairement simplistes et répétitives, jouant clairement la carte du "bourrage de crâne" en mettant en avant le numéro de son parti, le 56, qui devra être utilisé lors du vote électronique.

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Pour les élections 2006, Enéas ambitionne d'être reconduit au poste de député fédéral pour l'Etat de São Paulo, qu'il occupe déjà depuis 2002. Son discours met en avant le fait qu'il n'ait jamais été impliqué dans le moindre scandale de corruption, argument électoral plutôt percutant par les temps qui courent. Dans les spots diffusés actuellement lors des plages électorales gratuites, il conclut : "avec ou sans barbe - il l'a perdu lors du traitement de sa leucémie -, je suis toujours le même."

Le PRONA n'a pas donné de consignes officielles pour le vote à l'élection présidentielle.

06.09.2006

Pouvoir et enrichissement personnel à l'Assemblée Législative de l'Etat de São Paulo

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Nous revenons dans ce post sur un article publié par la Folha de São Paulo le 19 août 2006.

Cet article fait état, à partir des données fournies à la justice électorale (TSE) par les députés de l’Etat de São Paulo candidats à une nouvelle investiture - comme député d’Etat ou comme député fédéral -, de l’évolution de leur patrimoine entre 2002 et 2006.

Nous récapitulons dans un tableau Excel téléchargeable ici ces données en ne tenant pas compte des extrêmes, d’une part le seul représentant du Parti Progressiste (PP), dont le patrimoine de 19 millions de R$ fausse totalement la moyenne, d’autre part le Colonel Ubiratan du PTB, apparemment aujourd’hui sans le sou. L’augmentation moyenne du patrimoine des députés passe alors à 55 %, plutôt que les 40 % indiqués dans l’article de la Folha.
Tableau récapitulatif :
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Ces informations sont intéressantes à plusieurs titres.

Avant tout, elles nous renseignent sur le niveau moyen de richesse des députés paulistas selon leur parti d’appartenance. En 2002 comme en 2006, pas vraiment de surprise, ce sont les représentants des partis populaires de gauche (le PT de Lula) et d’extrême gauche (son allié le PC do B) qui présentent les patrimoines les moins conséquents. Aujourd’hui encore, ce sont les candidats de ces partis qui, de par leur situation financière, sont les plus proches (ou plutôt les moins éloignés) de la réalité financière de l’immense majorité des électeurs.

Un député paulista du PT déclare ainsi un patrimoine moyen de 270 000 R$ (98 000 €) en 2006, soit moins de 30% du patrimoine moyen de l’ensemble des députés de l’Etat de São Paulo (930 000 R$, soit 338 000 €). Les députés du PC do B sont en moyenne deux fois moins riches encore que ceux du PT (150 000 R$ en patrimoine, soit 54 000 €).

A l’autre extrémité, le PFL (libéraux), le PTB (travaillistes), le PSB (socialistes), le PV (écologistes), le PDT (travaillistes), le PMDB (démocrates) et le PSDB (sociaux-démocrates) sont au-dessus de la moyenne, avec des patrimoines moyens pour leurs députés allant decrescendo de 1,8 à 0,9 million de R$ (de 657 000 à 339 000 €).

Un deuxième axe de lecture, privilégié d’ailleurs par les deux journalistes, est l’enrichissement moyen des députés selon les partis entre 2002 et 2006. Et là, le palmarès s’inverse, puisque derrière le parti écologiste (PV) dont les députés membres se sont considérablement enrichi (multipliant leur patrimoine par 2,4), et le PSC (deux députés seulement, le « panel » est peu représentatif), on trouve en 3ème et 4ème position le PCdoB (+ 97,4 %) et le PT (+ 91,8 %). Le PFL de l’actuel gouverneur de São Paulo, M. Cláudio Lembo, est 5ème avec + 70 %.

Le journaliste suggère, et il paraît d'abord difficile de ne pas le suivre, que cet enrichissement moyen de l’ensemble des députés est suspect, soulignant le fait qu’un salaire de député d’Etat, de l’ordre de 12 000 R$ mensuels, ne pouvait pas dans la plupart des cas permettre un tel enrichissement, ni surtout expliquer de telles disparités entre les partis politiques.

L'enrichissement moyen des députés du PT et du PC do B, très importants en valeur relative, reste pourtant raisonnable en valeur absolue, c'est-à-dire largement compatible avec les économies réalisées pendant quatre ans sur la base d'un salaire de 12 000 R$. Seuls trois des dix-neuf députés du contingent petista se sont enrichis de manière plus suspecte, sans que l'on puisse pour autant écarter la possibilité que cet enrichissement soit le seul fait de leurs affaires privées.

Côté PFL, l'enrichissement moyen absolu (plus de 740 000 R$, pour un salaire cumulé sur les quatre ans de 576 000 R$) est déjà moins "normal", et trois des neuf députés se sont considérablement enrichis pendant leur mandat. Enfin, les députés du PSDB se sont enrichis en moyenne de 305 000 R$ pendant leur mandat, ce qui apparaît comme possible dans le cadre de leurs fonctions publiques, sauf pour quatre d'entre eux (sur dix-neuf) qui ont accumulé dans l'intervalle beaucoup plus ce que leur salaire leur a rapporté.

En conclusion, il faut évidemment rester vigilant. Les journalistes brésiliens, échaudés par les scandales de corruption, n'hésitent pas, comme dans cet article plein de sous-entendus (le plus sonore étant anti-PT), à tirer sur l'ambulance et à écorner l'ensemble de la classe politique, quand une étude plus rigoureuse des données à leur disposition les conduirait à des conclusions plus mesurées.

Les brésiliens, déjà persuadés que leur classe politique dans son ensemble est corrompue, n'ont pas besoin que leur presse vienne noircir le tableau, mais plutôt qu'elle les aide à séparer le bon grain de l'ivraie...

05.09.2006

PT

medium_pt.jpgPartido dos Trabalhadores
(Parti des Travailleurs)

Le candidat du parti est le président Luiz Inácio Lula da Silva, 61 ans, élu en 2002 et qui vise donc une réélection. Sa nouvelle candidature a été lancée le 24 juin 2006.

Lula est crédité de 50% des intentions de vote, selon un sondage réalisé les 26 et 27 août 2006 pour l'hebdomadaire brésilien Carta Capital.

Pour cette campagne, le PT s'est allié au PRB (Parti Républicain Brésilien) et au PC do B (Parti Communiste du Brésil), formant ainsi une coalition appelée "La Force du Peuple". Le candidat à la vice-présidence, José Alencar, est issu du PRB.
Le PT bénéficie également de l'appui "informel" du PL (Parti Libéral) et du PSB (Parti Socialiste Brésilien), ainsi que d'une partie du PMDB (Parti du Mouvement Démocratique Brésilien) et du PTB (Parti Travailliste Brésilien).
Le PT a tenté, sans succès, d'obtenir pour cette campagne l'appui "formel" du PMDB.

Le Parti des Travailleurs a officiellement été fondé le 10 février 1980 à São Paulo. A l'origine de sa création, un groupe composé de dirigeants syndicaux, d'intellectuels de gauche et de catholiques. Le PT est le fruit d'un rapprochement des mouvements syndicaux avec d'anciens secteurs de la gauche brésilienne. Parmi ces mouvements syndicaux, le CUT (Centrale Unique des Travailleurs) dont est issu l'actuel président Lula.

PSDB

medium_tucano_psdb.2.jpgPartido da Social Democracia Brasileira
(Parti de la Social-Démocratie Brésilienne)

Le principal parti d'opposition a annoncé Geraldo Alckmin, 54 ans, comme son candidat pour les élections de 2006. Gouverneur de l'Etat de São Paulo de 2001 à 2006, il a renoncé au poste pour pouvoir concourir à la présidence, comme l'impose la loi électorale brésilienne. José Jorge, du PFL (Parti du Front Libéral), est le candidat d'Alckmin pour la vice-présidence.

Pour cette campagne, le PSDB et le PFL ont formé un coalition appelée "Coalition pour un Brésil Décent". Le PPS (Parti Populaire Socialiste) les soutient de façon informelle.

Gerlado Alckmin est crédité de 25% des intentions de vote, selon un sondage réalisé les 26 et 27 août 2006 pour l'hebdomadaire brésilien Carta Capital.

Le PSDB a été fondé le 25 juin 1988 par d'importantes figures de la scène politique brésilienne, comme l'ex-président (de 1995 à 2003) Fernando Henrique Cardoso, à l'époque "simple" sénateur. Son emblème est un toucan bleu et jaune, ce qui explique que ses membres soient appelés "toucans".

Parmi les cinq principaux partis politiques brésiliens, le PSDB est le plus récent.

PSL

medium_psl.jpgPartido Social Liberal
(Parti Socio Libéral)

Comme d'autres "petits" partis, le PSL aura son propre candidat à la Présidence de la République. Le chef d'entreprise Luciano Bivar, 62 ans, cherchera surtout à développer la visibilité du parti, afin d'obtenir ensuite un maximum de sièges à la Chambre des Députés.

Luciano Bivar est crédité de moins d'1% des intentions de vote, selon un sondage réalisé les 26 et 27 août 2006 pour l'hebdomadaire brésilien Carta Capital.

Le PSL a été fondé le 2 juin 1998. Son idéologie se situe entre le néolibéralisme et la sociale démocratie, défendant notamment une faible participation de l'Etat dans l'économie. L'idée forte du PSL est la création d'un "impôt fédéral unique".

PDT

medium_pdt.jpgPartido Democrático Trabalhista
(Parti Démocratique Travailliste)

Le PDT a renoncé à une possible alliance avec le PPS (Parti Populaire Socialiste) et le PV (Parti Vert), et a lancé comme candidat Cristovam Buarque, sénateur âgé de 62 ans, qui avait quitté le PT (Parti des Travailleurs) en 2005.

Cristovam Buarque est crédité de 2% des intentions de vote, selon un sondage réalisé les 26 et 27 août 2006 pour l'hebdomadaire brésilien Carta Capital.

Le PDT dispute au PTB (Parti Travailliste Brésilien) l'héritage politique de Getúlio Vargas, qui a dirigé le Brésil de 1930 à 1945, puis de 1951 à 1954.

Le PDT a été fondé en mai 1980 par un groupe d'hommes politiques de gauche emmené par Leonel Brizola, principal leader du parti jusqu'à sa mort en 2004. Le PDT est le seul parti politique brésilien représenté à l'Internationale Socialiste. Le symbole du PDT est d'ailleurs celui de l'institution.

PSOL

medium_psol.jpgPartido Socialismo e Liberdade
(Parti SOcialisme et Liberté)

La sénatrice Heloísa Helena, 44 ans, est la candidate du PSOL pour ces présidentielles. Le candidat du PSOL à la vice-présidence est l'économiste César Benjamin, un des fondateurs du PT (Parti des Travailleurs).

Pour cette campagne, le PSTU (Parti Socialiste Unifié des Travailleurs) et le PCB (Parti Communiste Brésilien) ont formé, avec le PSOL, une coalition appelée "Front de la Gauche".

Heloísa Helena est créditée de 9% des intentions de vote, selon un sondage réalisé les 26 et 27 juillet 2006 pour l'hebdomadaire brésilien Carta Capital.


Le PSOL a été fondé le 6 juin 2004 par d'anciens membres du PT (Parti des Travailleurs), dont Heloísa Helena. La sénatrice a été expulsée du parti de Lula le 14 décembre 2003, après avoir voté contre des décisions qu'elle jugeait trop "néo-libérales".
Dans le paysage politique brésilien, le PSOL est considéré comme un parti d'extrême gauche.